Théâtres en réseaux
 



Cinq théâtres en mains publiques, c’est important à l’échelle d’un district. Pourtant, ces lieux servent plus souvent aux activités communales ou scolaires qu’à la culture. Une mise en réseau permettrait d’optimiser ces équipements.







Se faire connaître dans la région et au-delà

Le programmateur compétent facilite l’intégration de la salle de spectacle dans le réseau professionnel romand. Cette visibilité draine des spectateurs de la région et de l’extérieur. Par exemple, environ 20% du public de l’Usine à Gaz vient de Nyon, 35% du district et plus de 45% de l’extérieur.

Certains lieux pourraient être plus souvent occupés pour les arts et la culture et, accessoirement, mis à disposition des artistes de la région. Autre action, les lieux de représentation ont la possibilité de mettre en commun leur promotion et leurs compétences, pour mieux faire connaître chaque établissement auprès de l’ensemble de la population et des entreprises du district (par exemple, avec un mémento culturel). De telles collaborations engendreraient des économies d’échelle tout en renforçant l’identité de chaque établissement.

Photo Cie Pied de biche © Marion Burnier






Des résidences pour les artistes

La région compte douze compagnies répertoriées à la Fédération suisse des théâtres amateurs. Moins de la moitié répètent dans un lieu qui leur est réservé. Les compagnies de danse rencontrent autant de difficultés. Les groupes de musique — encore plus nombreux — n’ont pas tous un local garanti et, surtout, adapté. Les plasticiens, les réalisateurs ou les photographes manquent eux aussi de lieux de création.

Photo Théâtre de Serreaux Dessus © Jeanne Quattropani






Quelques caractéristiques qui définissent l’intérêt régional d’une salle de spectacle:


Professionnalisation de la programmation

Mise en réseau

Qualités techniques

Taux d’occupation pour la culture

Accessibilité financière et géographique (pour le public et pour les artistes)

Photo Jval Festival © Gilles Biéler