Filière bois - état des lieux et propositions d’actions
 




les paradoxes de la filière bois

  • L’ouest vaudois est une région fortement boisée, avec une couverture sylvicole de plus de 42 % pour le district de Nyon. Le volume de bois produit annuellement est important: environ 150’000 m3 /an = 6’000 camions.

  • La proportion la plus importante de propriété publique: 86 % des surfaces sylvicoles du district de Nyon sont en main des collectivités.

  • Les communes assurent une gestion patrimoniale des forêts. 70% de ces bois sont actuellement exploités principalement comme bois d’œuvre, les 30% restants sont constitués pour l’essentiel de bois d’industrie.

  • L’inadéquation entre l’offre et la demande par défaut d’entreprises de première et seconde transformations du bois. La filière construction ne consomme que très peu la production locale alors qu’elle utilise, paradoxalement, de plus en plus de bois. Ce qui rend les coûts de transport très élevés et le résultat écologique négatif.

Ressources naturelles du
district de Nyon:
42 % de couverture sylvicole






LES Particularités de la ressource sylvicole dans le district

  • 1 sapin pour 2 épicéas (ouest vaudois 1 sapin pour 3 épicéas),
  • 50 % du volume en gros bois > 48 cm diamètre (35 % d’épicéas, 15% sapin).

LES RISQUES de la ressource sylvicole dans le district

  • Le déséquilibre préjudiciable à la biodiversité et à une production soutenue,
  • Des risques naturels et parasitaires élevés,
  • Le réchauffement climatique favorisant le sapin au détriment de l’épicéa.

 






les objectifs pour une gestion dynamique des forêts

  • Réduire le transport du bois. Trouver des solutions permettant à terme de transporter moins loin, ou moins de poids et de volume, mais plus de valeur (y compris plateformes rail-route).
  • Maintenir les scieries locales (10’000 à 20’000 m3), ainsi que le développement des périmètres dédiés à la valorisation des première et deuxième transformations du bois et des produits du sol.
  • Favoriser les contacts interprofessionnels. L’inter-profession doit être encouragée et renforcée pour entretenir une filière forte.
  • La formation professionnelle doit être facilitée, les apprentissages revalorisés.
  • Enfin, une organisation régionale des communes productrices de bois pour l’énergie doit être privilégiée.






les cinq axes d’action à privilégier

a. Les enjeux fonciers

1. Mise à disposition de parcs à grumes (espaces de stockage) pour assurer la logistique d’approvisionnement des scieries.
Porteurs de projet: les propriétaires forestiers. La Chambre des Bois de l’Ouest Vaudois (CBOV), regroupant la majorité des propriétaires forestiers est le porteur idéal d’un tel projet.


2. L’accompagnement de la création et du développement d’entreprises de transformation du bois

Porteurs de projet: un mixte public-privé, réunissant les propriétaires et l’inter-profession


b. Le développement de marchés pour le bois local

3. La valorisation technique des bois massifs issus de gros bois

4. La promotion de solutions technologiques valorisant les gros bois et le sapin blanc

5. La veille technologique et la mise en réseau

Porteurs de projet: Lignum - Cedotec


La synthèse de l’étude est téléchargeable sur ce site.







coordination

Le groupe de suivi ayant initié la démarche est composé d’élus politiques, d’experts du bois et de professionnels de bois. Il accompagne le processus de mise en œuvre des actions:

Althaus François Laurent, commune d’Arzier

Berlie Jacques, commune de Bursins

Borboën Didier, CBOV, La Forestière et commune de St-Livres

Cherbuin Oscar, ARCAM et commune de Colombier (dès 2010)

Treboux Eric, inspecteur forestier

Turin Jacques, inspecteur forestier

Humbert Philippe, AGFORS et commune de Marchissy

Paréaz Philippe, commune de La Rippe

Perren Ulrich, Régionyon et commune de Dully

Zuberbühler Philippe, Lignum Vaud et commune de Givrins

Régions partenaires:

Régionyon: Nathalie-Raya Etter, Patrick Freudiger / coordination

ARCAM: Carine Cavin, Luca Maurizio (dès 2010)

ADAEV: Eric Duruz (dès 2010)