La politique socioéconomique régionale privilégie une approche transversale en intégrant développements économique, social et culturel, ancrés dans leur environnement naturel et construit.La politique socioéconomique régionale découle de la nouvelle politique régionale de la Confédération (NPR), traduite sur le plan cantonal par la loi sur l’appui au développement économique (LADE). Cette stratégie de développement socioéconomique se base sur les constats suivants : en 1960, 87% de la population active avait un emploi dans le district, contre 54,7% en 1987. En termes d’activités, cette diminution des emplois en rapport aux habitants reflète la transformation d’une économie régionale à vocation agricole et industrielle en une économie de service. Pourtant, le développement des activités tertiaires et de prestige ne contribuent pas directement au rééquilibrage de l’emploi car elles s’implantent dans le district avec une part importante de compétences extérieures. Entre deux agglomérations aux capacités d’accueil limitées la demande en terrains est très forte, ce qui a aussi pour conséquence d’augmenter le prix du marché foncier, rendant d’autant plus difficile l’accès à ce dernier pour les jeunes entreprises et pour celles de certains secteurs. Ce déséquilibre habitants/emplois a également contribué à la consommation d’espace et à l’explosion de la mobilité individuelle motorisée. Cette situation implique d’engager des actions en faveur d’une économie durable reposant sur l’optimisation de l’existant, la limitation de la consommation de l’espace et la maîtrise des flux pendulaires. Par ailleurs, la dynamique de l’emploi n’a pas une teneur uniquement économique, elle est fortement liée à la formation, aux facilités de travail (garderie, écoles), à l’accessibilité des services de proximité offerts dans la région (restauration, hôtellerie) et à la mobilité. Ces conditions cadres doivent être prises en compte pour garantir un développement socioéconomique harmonieux. |